quinta-feira, 31 de agosto de 2017

DjurDjura: Tahuzzut, "Canção de Ninar" (Cabília, Argélia)

DjurDjura é o nome de um grupo argelino "Kabyle" de música folclórica instrumental e vocal, dedicado aos cânticos em língua tamazight ("berbere"), fundado em 1979 por Djouhra Abouda (conhecida como Djura). Suas cantoras usam roupas tradicionais  dos imazighen, mais conhecidos como "berberes". As músicas, escritas por Djura, são baseadas em poemas de inspiração social, mas também e especialmente feministas. A história do grupo está igualmente associada um contexto familiar patriarcal particularmente violento e opressivo. Djura descreveu, em sua obra autobiográfica "Le voile du silence", publicada em 1987, sua história e a do grupo até essa data. 

O nome do grupo advém da designação da cordilheira da Cabília, Djurdjura (جبال جرجرة), que integra a cadeia montanhosa dos Atlas do Tell. Foi visitada por Ibn Battuta, e Fernand Braudel, em seu clássico "La Méditerranée", descreveu liricamente suas neves perenes,não muito longe do litoral.




quarta-feira, 30 de agosto de 2017

Cissé Adboulaye: Les Vautours (Alto Volta/Burkina Faso)

O país ainda se chamada Alto Volta, e a canção foi composta cinco anos antes da ascensão de Thomas Sankara ao poder, e menos de dez anos antes do assassinato deste.

Desde então, os povos da África
Procuram novamente o que perderam
O que eles tinham mais caro no mundo
Já desapareceu com as abutres
E todas as noites
Ao redor da fogueira,
Os sons do tam-tam se elevam no céu
Procuram-se ainda
Os tesouros perdidos
Que os abutres levaram.

















Sur la cité, la cité endormie Un vautour a plané dans la nuit Et de sa voix, oui de sa voix lugubre Il a troublé le silence de la nuit Et tous les hommes, encore ensommeillés Se sont dressés, comme au cri d’une alarme Et le vautour a reprit son vol Il est repartit je ne sais où. Refrain : Le ciel d’Afrique était si serein Le sol d’Afrique connaissait la paix Depuis ce jour, les armes se sont dressées Oui depuis ce jour les hommes se sont battus. Le lendemain, toujours à la même heure Plus de cent vautours ont plané dans la nuit Et sur les arbres, autour du village Ils se sont perchés attendant le matin Ils ont surpris toute la cité Et ravagé tout sur le passage Ils ont su tromper la vigilance Des braves gardes qui veillaient sur le village Refrain : Le ciel d’Afrique était si serein Le sol d’Afrique connaissait la paix Depuis ce jour, les armes se sont dressées Oui depuis ce jour les hommes se sont battus. Depuis ce temps, les peuples de l’Afrique Recherchent encore ce qu’ils ont perdu Ce qu’ils avaient de plus cher au monde A disparu avec les vautours Et tous les soirs Autour du feu de bois, Les sons de tam-tam s'élèvent dans le ciel On recherche encore L'introuvable trésor Que les vautours ont emporté.


Na porta de casa.

terça-feira, 29 de agosto de 2017

Emel Mathlouthi, آمال المثلوثي: Ya Tounes Ya Meskina (Tunísia)

Ya Tounes, ya meskina, "Pobre Tunísia"



Ya Tounes ya meskina - Oh pauvre Tunisie !
Ils disent n’avoir peur que de Dieu.
Quand j’ai grandi et que face au monde j’ai ouvert les yeux,
J’ai trouvé qu’ils craignaient tout sauf le bon Dieu.
La peur réside dans leur os,
Le mutisme est leur lot.
A l'école on le leur a enseigné
et dans les têtes bien incrusté.
Oh pauvre Tunisie !
Dans tes contrées tu erres accablée,
Oh Tunisie, ma pauvre Tunisie,
Dans tes contrées tu erres accablée,
Par tes murs, tes fleurs sont piétinées
Ils disent plein de choses
Qu’en deux lettres on peut résumer.
J’ai voulu crier : Ahhhhh,
On m’a dit : avec toi nous sommes prêts.
Mais l'écho de ma voix est revenu écorché,
Et dans ses rangs je les ai tous trouvés.
Oh pauvre Tunisie !
Ton soleil est en train de te et de nous brûler.
Oh Tunisie ma pauvre Tunisie,
Ton soleil est en train de te et de nous brûler.
On m’a conté un rêve qui se répète nuit après nuit.
Un rêve ou le sacré est profane et le profane sacré.
Le licite est interdit, et l’illicite toujours permis.
Des gens y sont des serpents et d’autres des fourmis.
Les serpents écrasent, écrasent, écrasent les fourmis.
Mais comment rêver si le sommeil m'a déserté ?
Quand j’ai grandi et qu'il était déjà trop tard,
J’ai réalisé que ce rêve... c’était ma Tunisie…

Mohamed Bouazizi, símbolo da Primavera Árabe.



Carlos Burity: Malalanza (Angola)

De volta ao labor. Não é possível deixar só os "chinocas" trabalharem.